Barre (porte de la)

Sous l'Ancien Régime, la porte de la Barre, en forme de châtelet, située au nord-ouest, était une des cinq portes qui permettaient d'entrer dans la ville. Elle était armée de deux tours crénelées, élevées au Xe siècle, et munie d'un pont-levis. Elle commandait l'ancienne route de Bretagne (les rues Eugène-Lecointre et de Villeneuve), l'actuelle n'existant pas encore, et était protégée par un bras de la Briante qui longeait les remparts du sud-est. Rebâties par le duc François (1566/1584), elles furent abattues en 1776. Ses vestiges subsistent au n° 18 de la rue Porte-de-la-Barre qui rappelle son souvenir. L'amorce de sa voûte et la rainure de sa herse demeurent apparentes et la base d'une des tours plonge dans le fossé.

Les pierres de sa démolition servirent à construire le couvent des capucins, l'hôpital, etc.

Rares sont les vestiges des fortifications alençonnaises dont il ne reste pratiquement plus que la muraille du Plénître, récemment restaurée, et quelques pans de murs dans les jardins situés entre le cours Clemenceau et la rue du Jeudi.

(Coté faubourg)

 

Extrait de Alençon de A à Z (Alain Champion, Éditions Alan Sutton, 2008).